lundi 31 août 2009
Odalouk - Ode à l'uke
vendredi 17 avril 2009
En différé
Pas beaucoup de temps : top chrono, micro-onde, surgelé.
Pendant que ça chauffe, toujours la même chose, mon gimmick journalier,
J'attrape la clé et je vais chercher le courrier.
C'est un peu toujours pareil, prospectus et factures,
-faudrait mettre un « stop pub », ça fait trop longtemps que ça dure-
Je vérifie tout ça, je regarde la une du journal,
Et je... et bien tiens, une carte postale.
Le premier réflexe, c'est découvrir qui l'a envoyée,
(Même si certains de mes potes ont déjà oublié de signer...)
On évince quelques secondes le texte pour lire la signature,
Ah ! Mais bien sûr... D'ailleurs, j'avais reconnu l'écriture...
Ensuite, spontanément, je regarde le recto,
Un dessin, un montage, le plus souvent une photo,
On découvre alors la provenance, ou on la devine,
Avec l'aide du timbre, si cela reste une énigme...
Y'a des cartes originales, avec des jeux ou des bons mots,
Des gros tirages ou des concepts artistiques artisanaux,
Mais aussi des montages, des banales prises de vues,
Des photos de panoramas vues, et revues, et revues...
C'est le même topo que pour celles qu'on fait soi-même,
Quand il n'y a rien de spécial, on finit toujours par prendre les mêmes,
Des monuments, des bords de mer, des clichés clichés,
Les épices du souk du... Je crois qu'un autre a déjà traité l'idée.
Mais le cœur de la carte réside bien sûr dans son texte,
Ces mots soigneusement choisis à notre seule adresse,
Certains auteurs inspirés ont carrément manqué de place,
Alors que pour d'autres, la carte est un trop-plein d'espace...
Là aussi, il y a les textes un peu convenus,
Il aimerait rester en vacances, tiens donc, qui l'aurait cru ?
Et il y a ceux qui tentent des trucs, qui ont la plume bien trempée,
Y'a tellement de private jokes que j'suis pas sûr de tout caler...
Oui, et cartes après cartes, on instaure quelques rituels,
Le bon choix pour le bon pote, de l'importance du visuel,
J'ai déjà passé mes vacances à écumer les papeteries,
Pour trouver LA carte pour elle ou pour lui.
Un magnifique ciel coloré, pour Lulu illico !
Pour Fred, ce sera une citation ou un bon mot,
Des vaches pour Boris, je vous laisse deviner,
Des bestioles pour Nouk, que l'on fera parler,
Pour Clem un mouton, qu'il faut parfois dessiner,
Et ainsi de suite, chaque voyage, chaque été.
C'est étonnant, ces messages en différé,
Lorsqu'on les reçoit, l'autre est généralement rentré,
Mais le charme est indéniable, on envoie un souvenir,
Quand à l'heure d'internet, sa lenteur fait sourire.
Et c'est le vécu d'un autre que l'on reçoit au courrier,
Un bout de ses vacances qu'il a voulu partager,
C'est lui qui a choisi et fixé ces quelques instants,
Mais c'est nous qui les conservons, toujours, et pour longtemps...
dimanche 26 octobre 2008
Hommage.
Je ne serai pas le premier à clamer que c'est une chance,
Ni le dernier à lui accorder tant d'importance.
Si dire qu'ils sont tous indispensables peut tenir du cliché,
Une intime conviction me dicte que c'est un passage obligé.
J'ai senti la force d'un simple duo, ou d'un groupe entier,
Un pour tous et tous pour un, unis dans la complicité,
Savoir qu'ils nous soutiennent, savoir qu'ils sont là,
Savoir qu'il y en aura toujours un qui ne baissera pas les bras.
J'ai connu des potes toujours présents dès qu'on se marre,
Avec lesquels il n'y aura jamais aucun déboire.
Celles qui lisent en moi comme dans un livre ouvert,
Qui savent parfois mieux que moi ce que j'attends et espère.
J'ai vu des amitiés se construire avant même de s'en rendre compte,
Une communauté qui se soude, des projets qui se montent,
Mais sans que les anciens passent au rang de souvenir :
J'ai concilié souvent le passé et l'avenir.
Il y a eu des silences, des relations en pointillés,
Quand quelques mots tous les deux mois restaient le seul contact.
Et pourtant, se retrouver comme si rien n'avait changé,
Oublier le temps et la distance, d'un commun accord, d'un invisible pacte.
J'ai senti les liens se renforcer au fil des jours, des années,
Comme une devise s'installer ; liberté, amitié, fraternité,
Quand ils s'intensifient, deviennent plus sérieux,
Frangin frangine, petit ou grand, parfois les deux.
Et ceux qui se sont rompus, pour un temps ou à jamais,
Sans qu'on sache vraiment pourquoi, ou pour un fait avéré,
Tous ces bons moments restent gravés dans mon esprit,
Et l'expérience a montré que déjà, certains ont repris.
Ils sont, vous êtes, musicien, gymnaste, blagueur, dessinateur,
Poète, écolo, sportif, danseuse, chanteuse, chanteur,
Geek, pantouflard, fêtard, rôliste, harpiste,
Cordon bleu, footeux, grimpeur, jongleur, artiste, utopiste.
Merci.
Naïve, bavard, ouverte, passionnés, cultivé,
Têtue, lunatique, autoritaire, entière, enjoué,
Grinçant, délirant, attentive, timide, silencieux,
Sensible, râleuse, anxieuse, sérieux, généreux.
Fidèle, mélomane, parano, classe, efficace,
Si on ne se connaît pas encore, entrez, il reste de la place.
Merci...
mercredi 3 septembre 2008
Correspondance
De ceux qui troublent l'esprit, qui s'amplifient avec le temps.
Le temps; mais combien en reste-t-il?
S'imaginer tout cela n'est-il pas seulement futile?
Pour apprendre un jour ce qu'on savait déjà,
Les voies se font, se défont et s'écartent,
Pas d'autre issue possible, mais on n'en doutait pas,
On s'est juste pris à rêver, avant que l'espoir ne parte.
Ce n'est pas s'être brûlé après avoir pris son envol,
C'est ne pas avoir eu le temps de confectionner les ailes.
Sans savoir quoi ressentir, demeurer au sol,
En se disant que de là-haut, la terre doit être belle.
C'est comme une lettre qu'on ne sait pas comment achever,
Les mots se bousculent mais ne peuvent pas rester,
Ce ne sont pas des remords, ce ne sont pas des regrets,
Mais le sentiment que tout est fini avant d'avoir commencé...
Si ces quelques souvenirs sont désormais un tout,
Alors continuer à écrire, pour les garder jusqu'au bout.
Mais quand vient le paraphe, la réalité se montre,
La vie semble n'avoir duré que le temps d'une rencontre.
C'est comme une lettre qu'on souhaiterait ne pas achever,
Pour dire toujours plus, écrire le fond de nos pensées,
Et garder l'espoir que pour les années à venir,
Il reste toujours des faits nouveaux qu'on puisse écrire.
C'est comme une lettre qu'on souhaiterait ne pas achever,
Car il ne restera rien, quand elle sera postée,
Et vouloir placer un post-scriptum pour faire encore durer le tout,
Même si quelqu'un l'a déjà fait, PS: I love you.